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Croissance, non-sens!

Depuis maintenant de nombreuses semaines, le monde tourne au ralenti, COVID-19 oblige. Et cela pour le plus grand bonheur de la planète! Ce ralentissement s’est en effet accompagné d’une véritable renaissance de la nature: l’air est plus pur, les rivières plus propres, les animaux plus libres de circuler…. Ouvrez votre fenêtre: avez-vous déjà entendu les oiseaux chanter aussi fort? Leur chant annonce peut-être, enfin, le renouveau que ce printemps 2020 apportera à travers le monde. Je dis bien peut-être… car malheureusement, on parle déjà dans de nombreux pays de la reprise économique qu’il va “falloir” mettre en place, la croissance étant “indispensable” pour…. Pour quoi en fait?

Dans la première moitié du XXe siècle, il a été établi que la croissance économique était un moteur formidable pour l’amélioration de notre qualité de vie. Ce qui était vrai à l’époque. Ce qui est d’ailleurs toujours vrai aujourd’hui dans de nombreux pays qui sont encore en phase de développement. Mais qui n’est plus vrai du tout pour nous qui vivons en Suisse, en Europe, aux Etats-Unis, en Australie… bref, dans les pays développés. Ce nom est d’ailleurs révélateur du fait qu’aujourd’hui, nous avons déjà atteint un niveau de développement suffisant à une très bonne qualité de vie. Pour nous, la croissance n’a plus de sens. Alors, travaillons plutôt à réduire les inégalités, renforcer les liens sociaux, protéger notre environnement! En plus d’améliorer la qualité de vie dans nos pays occidentaux, cela permettra également aux autres pays de se concentrer sur leur propre développement, plutôt que de jouer le rôle d’usines pour nos pays développés, qui de toute évidence n’ont pas besoin de cela pour être heureux!

L’ère de la voiture individuelle – Storytime Corona

Comme d’habitude, je me rends à pied à la Coop pour faire mes petites courses. Trouvant la porte principale fermée, je suis devant un écriteau qui indique que l’entrée se fait uniquement depuis le parking, situé à l’étage inférieur, mesures sanitaires obligent. Je prends donc les escaliers pour descendre, me retrouve dans le parking où l’air pollué et le vrombissement des moteurs ravissent mon odorat et mon ouïe, et comprends rapidement qu’il va falloir le traverser entièrement afin d’arriver à ladite porte d’entrée. Ce détour m’interpelle et je commence à réfléchir à la place qu’occupent piétons et cyclistes dans la tête des personnes qui décident de ce genre de mesure. Sommes-nous obligé de prendre la voiture afin de pouvoir faire nos courses agréablement? Les piétons, les jeunes, ceux qui n’ont pas le permis de conduire sont-ils des citoyens de seconde zone?

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres où l’on remarque que les mobilités douces ne sont pas uniquement moins tendance ou moins utilisées que les moteurs à essence mais qu’elles sont également ignorées et défavorisées dans la conception même de nos zones urbaines. Il serait grand temps de nous réapproprier nos espaces de vie, pas à pas, afin qu’ils soient praticables et agréables pour tous!

PS : j’aurais bien aimé me rendre à la ferme plutôt qu’au supermarché pour faire mes courses, malheureusement je n’en ai pas encore trouvée à la portée de ma foulée.

Appel du 4 mai

« Pour un redémarrage humaniste local et durable »

A l’heure où la question de la relance de l’économie est sur toutes les lèvres, les acteurs actifs dans la protection de l’environnement sont plus que jamais mobilisés afin que les aides accordées aux différents secteurs économiques soient attribuées dans une optique durable. A titre d’exemple, les aides annoncées au secteur aérien, ne semblent pas aller dans la bonne direction pour beaucoup d’entre nous. Une initiative a été lancée pour informer le Parlement de l’avis de la population sur la question : l’Appel du 4 mai, jour du début de la session extraordinaire du Parlement. Tout est expliqué en détail sur le site https://appeldu4mai.ch , que vous êtes invité à consulter. Faisons entendre notre voix, montrons-nous le 4 mai !

Le pangolin

La réalité de l’émergence de nouveaux virus nous ramène inlassablement aux enjeux environnementaux ; de la déforestation au commerce illégal d’animaux sauvages en passant par les inégalités sociales saillantes.

Le pangolin devient tristement connu dès lors qu’il est suspecté d’avoir joué un rôle dans la propagation de la maladie. Pourtant, depuis plusieurs années déjà, ce mammifère, du genre Manis, est le plus braconné de notre planète. La demande asiatique, principalement chinoise, comme mets de luxe et pour la médecine traditionnelle, alimente un trafic illégal. Des quantités astronomiques d’animaux sont importés des pays aux alentours de la Chine – le Cambodge, le Viêt Nam, la Birmanie, le Laos et principalement l’Indonésie et la Malaisie – et d’Afrique – principalement le Niger et le Cameroun. La demande asiatique est si importante qu’un large commerce c’est ainsi formé entre l’Afrique et l’Asie, sur la même route que le traffic d’ivoire.

La structure de notre monde inégalitaire maintient et amplifie ce commerce. La plupart des braconniers sont des paysans qui vivent dans des conditions plus que difficiles et pour qui le braconnage permet d’assurer un maigre revenu. Alors qu’au bout de la chaîne, le commerce illégal est orchestré par des personnes richissimes et avides.

En plus du braconnage illicite, le pangolin subit de plein fouet la réduction et la modification de son habitat naturel. Pour cause: la déforestation, l’urbanisation, l’utilisation de pesticides dans l’agriculture, la sécheresse causée par le changement climatique… Le pangolin comme symbole de notre non-durabilité.

Or, les relations, interactions et structures que forme le vivant composent notre filet de sécurité à tous, notre toile de vie.

#SAVE2020

Une très belle initiative

La pandémie du Coronavirus a entraîné l’apparition de tout un tas d’actions de solidarité et de gentillesse qui, selon le mouvement #Save2020, seraient une opportunité de rendre le monde meilleur et ainsi se souvenir de 2020 “non pas comme l’année qui a brisé le système mais l’année qui a construit son peuple” !

La pandémie du Coronavirus a entraîné l’apparition de tout un tas d’actions de solidarité et de gentillesse qui, selon le mouvement #Save2020, seraient une opportunité de rendre le monde meilleur et ainsi se souvenir de 2020 “non pas comme l’année qui a brisé le système mais l’année qui a construit son peuple” ! https://www.facebook.com/save2020org/

La vie des abeilles

Extrait du livre La vie des abeilles de Maurice Maeterlinck

À lire absolument avant qu’elles aient disparu !

« Étrange petite république, si logique et si grave, si positive, si minutieuse, si économe et cependant victime d’un rêve si vaste et si précaire ! Petit peuple si décidé et si profond, nourri de chaleur et de lumière et de ce qu’il y a de plus pur dans la nature, l’âme des fleurs, c’est-à-dire le sourire le plus évident de la matière et son effort le plus touchant vers le bonheur et la beauté, qui nous dira les problèmes que vous avez résolus et qui nous restent à résoudre, les certitudes que vous avez acquises et qui nous restent à acquérir ? […] »

Entre 1985 et 2005, les populations d’abeilles domestiques ont diminué de 25%… Ces pollinisateurs sont pourtant essentiels à la nature mais également à notre qualité de vie.

Il est urgent d’agir pour protéger nos amies les abeilles !

Climat et corona

Différentes générations en danger

Alors que le monde s’est arrêté pour enrayer une pandémie qui touche les plus âgé.e.s et les personnes vulnérables, les revendications pour le climat et la biodiversité sont oubliées. Le futur des jeunes générations est toujours menacé.

En Europe, le mois de mars a été presque 2°C plus chaud que la moyenne des mois de mars de la période 1981-2010. Il y a une semaine, le Conseil fédéral garantissait un prêt pour assurer la survie du secteur aérien. Rage.

Pour certains partis politiques suisses, « l’économie c’est la santé ». C’est vraiment dommage parce que le climat c’est aussi la santé. Selon l’OMS : « de très nombreuses données montrent que l’activité humaine influe sur le climat mondial, avec de graves répercussions pour la santé publique. ». Or, le climat et l’économie actuelle sont incompatibles. Ah il va donc falloir choisir ? Quelle économie souhaitons-nous et quelle santé voulons-nous ? La possibilité d’habiter la terre ou celle de la détruire?

Premières pensées …

A l’heure où la pandémie fait rage, il semble difficile de penser à l’avenir. Pourtant, nous disposons d’une merveilleuse opportunité pour nous questionner sur notre mode de vie et de modifier nos habitudes afin de les aligner avec nos valeurs profondes. Nous sommes à un tournant : qu’allons nous faire, retourner dans nos mêmes habitudes qui nous ont menées à la catastrophe ou enfin se diriger vers un monde plus paisible et respectueux des autres humains et de l’environnement ?

L’après-confinement risque d’aller vite et nous devons donc nous y préparer du mieux que pouvons, et ce à plusieurs niveaux.

Au niveau personnel d’abord, en réalisant une liste, un schéma de ce qui est vraiment important pour nous, dans l’optique réaligner son énergie sur les choses qui nous tiennent à cœur.

Au niveau professionnel ensuite, en réfléchissant à ce qui pourrait être amélioré dans nos pratiques quotidiennes, autant sur le plan de l’impact des activités économiques sur l’environnement que sur la qualité de nos interactions avec nos collègues, la bienveillance que l’on apporte sur notre lieu de travail.

Au niveau sociétal finalement, en se posant la question de notre responsabilité de nos actions en tant que société, qui devrait viser un bien-être collectif et non une course effrénée derrière des chiffres.

Nous avons besoin de chacun d’entre vous pour opérer ce changement de fond dans nos vies et nous espérons vivement que, à la manière du colibri, chacun puisse faire sa part et aider à faire émerger un monde plus à l’écoute et empli de bienveillance.

PS : Le groupe WWF Youth se tient à l’écoute de vos propositions si vous souhaitez nous faire part de vos idées. Nous pouvons vous apporter du soutien et des conseils si vous avez une idée de projet et que vous ne savez pas comment vous lancer !

Sandrine